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Qualité du carburant I Un collectif de citoyens réclame «le retrait» du carburant

Qualité du carburant I Un collectif de citoyens réclame «le retrait» du carburant

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Pendant que le nombre de voitures qui tombent en panne ne cesse de grimper, «le Collectif de défense des victimes du carburant toxique» s’est donné comme but d’obtenir «le retrait de ce carburant qui endommage dans la plupart des cas les pompes».

 

C’est un problème qui n’épargne personne, même les véhicules des autorités étatiques sont touchés, au point d’inciter plusieurs organisations à se saisir de la question dans l’espoir de trouver une solution. Après le syndicat des transporteurs et la Fédération comorienne des consommateurs (Fcc), la bataille pour «la fin du carburant jugé frelaté» va être menée par un groupe de citoyens.Ces derniers se sont constitués autour d’une association portant le nom de «Collectif de défense des victimes du carburant toxique». «Notre objectif est de sensibiliser tout le monde sur ce problème, du consommateur au distributeur jusqu’aux décideurs politiques, afin d’obtenir le retrait de ce mauvais carburant sur l’étendue du territoire national », a expliqué, dans un premier temps, le porte-parole du collectif, Ahmed Nassuf, selon qui, le collectif compte bien partir à la rencontre de toutes les entités concernées par ce sujet de préoccupation majeure pour la population.
En effet, il ne se passe pas des jours sans que des témoignages de personnes dont les véhicules sont tombés en panne ne soient publiés en ligne. Les pièces qui en pâtissent restent souvent les mêmes : pompes, injecteurs pour ne citer que ceux-là.


Pointée du doigt directement par les consommateurs, la Société comorienne des hydrocarbures (Sch) se désengage et assure «fournir du carburant de bonne qualité», renvoyant la faute aux stations-service. Mais sa défense s’effrite de plus en plus depuis que des sources rapportent que des véhicules qui s’approvisionnent auprès de dépôt spécial, auraient eux aussi été touchés par les mêmes incidents recensés partout par de nombreux automobilistes.D’autres articles se demandent «si le fournisseur de la Sch, Addax Energy, déjà remis en cause ailleurs ne serait pas responsable de ce problème d’ordre national».

Des réparations et des sanctions

Jusqu’alors, les citoyens crient et exigent des réponses sans succès. C’est ce qui a poussé quelques-uns à se constituer. «Des victimes ont lancé des alertes sur les réseaux sociaux avec un lien d’un groupe WhatsApp avec des preuves à l’appui de la mauvaise qualité du carburant. Voilà comment est né notre mouvement», a détaillé Ahmed Nassuf.
Dans l’immédiat, le collectif dit vouloir mobiliser les victimes et collecter les données sur les dégâts causés par « ce carburant toxique» et proposer des solutions aux autorités. «Vu l’ampleur des préjudices, quelque part, il doit y avoir des responsables. Au-delà des sensibilisations, nous allons exiger des réparations et des sanctions exemplaires contre les responsables», a promis le porte-parole du collectif, qui s’est réuni pour la première fois dimanche dernier au restaurant Le Selelect à Moroni.


Parmi les membres présents, Fatuma Eliyas, qui a assigné Bonzami et la Sch en justice après que sa Mitsubishi L200, achetée en octobre 2024 a lâché en janvier dernier. Elle n’avait roulé que durant deux mois seulement.Pour mener son combat, le collectif s’appuiera sur les victimes pour pousser les autorités et la Sch à trouver des solutions immédiatement. «Nous pensons qu’ils ont intérêt à réagir car ils ne sont pas épargnés, nombreux d’entre eux sont aussi des victimes », a souligné Ahmed Nassuf, dans un entretien accordé à votre journal, hier.


Cette méthode va-t-elle apporter ses fruits ? On sait que des ministres reconnaissent que «le carburant a endommagé leurs voitures de fonction ». Pas plus tard que la semaine dernière, une source interne a indiqué que « même la voiture du directeur intérimaire de la Sch, a vu sa pompe éclater, au démarrage le 10 mars, dans la matinée». Si l’information finit par se confirmer, cela pourrait fragiliser encore plus la Sch, qui a «tendance à accuser les installations des stations-service d’être à l’origine de ces pannes en cascade».

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