La commission de la grande mosquée de Mkazi, a organisé le 28 mars, correspondant au 27 ramadan 1446, une cérémonie pour honorer les trois imams qui dirigeaient la prière de Taraweh. Il s’agit de Mohamed M’madi Myni, Abdou Rahman Mdahoma et Mohamed Ali Mdahoma. La cérémonie a eu lieu en présence des oulémas, de prédicateurs, de notables de la ville et d’une foule nombreuse.Le responsable technique de la commission de la grande mosquée de Mkazi a tenu à remercier les artisans de l’initiative.
Ahmed Saindou a expliqué que l’idée d’honorer ceux qui ont mémorisé le Saint Coran, et qui ont servi comme imams pour les prières de Taraweh, a été lancée l’année dernière en 2024 « en guise de reconnaissance pour les efforts qu’ils ont fournis et les sacrifices qu’ils ont faits au cours de leurs parcours académiques, lesquels les ont conduits à atteindre ce statut».
Le responsable de la commission de la mosquée a tenu à encourager les jeunes et les enfants de la ville à suivre le pas de ces imams. «C’est la seule façon de protéger la jeunesse de la drogue et des mœurs immorales », a-t-il ajouté, mentionnant qu’après la fin des travaux de la mosquée en 2021, la commission de la mosquée cherchait des jeunes qui ont mémorisé le Saint Coran pour leur confier la responsabilité d’être imams. «Aujourd’hui, grâce à Dieu, nous avons retrouvé ces trois jeunes hommes issus de notre ville », s’est-il réjoui avant d’annoncer que dix autres enfants ont mémorisé le Saint Coran et vont exercer comme imams dans d’autres mosquées l’année prochaine.
Après la cérémonie, l’imam Mohamed M’madi Myni a déclaré avoir mémorisé le Coran pendant trois ans, en commençant dans sa ville natale, puis en effectuant une révision complète en République du Soudan alors qu’il était étudiant à la faculté d’ingénierie de ce pays. «Parmi les raisons qui m’ont encouragées à mémoriser le livre saint, il y a ma mère, mais également mes amis, mes collègues et mes frères. Ils étaient toujours à mes côtés, pour m’encourager et me motiver financièrement et moralement », a-t-il expliqué avant d’appeler les jeunes et les étudiants à accorder une importance particulière à ce livre et à le mémoriser «car il est la clé de tout dans ce monde, il facilite également le la chaîne de toute forme d’apprentissage ».
Une marque de reconnaissance
De leur côté, les deux imams Abdou Rahman Mdahoma et Mohamed Ali Mdahoma ont exprimé leur joie d’avoir mémorisé le Saint Coran. A les entendre, ils ont tous les deux entammé leur programme de mémorisation aux Comores, avant de se rendre en Afrique du Sud pour boucler leurs études sous la direction des prédicateurs et de professeurs indiens spécialisés dans le domaine. Ils ont tous les deux évoqué certaines des difficultés auxquels ils étaient confrontés lors de leurs séances de mémorisation, notamment les coûts, la méthode qui n’était pas facile.
«Mais grâce à Allah, l’objectif principal a été atteint en deux ans et demi, et nous avons le certificat qui confirme que nous avons mémorisé le Saint Coran », a expliqué Abdou Rahman Mdahoma, recommandant, lui aussi, à tout le monde, hommes et femmes, jeunes et vieux, à mémoriser ce livre. Pour y arriver, il n’y a pas de magie. Selon lui, le secret reste la diligence et la détermination. «J’ai même vu de mes propres yeux un homme de cinquante ans qui a mémorisé le Coran, et sa famille était avec nous au centre en Afrique du Sud», a-t-il dit pour illustrer ses encouragements.