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Préparation de l’Aïd el-fitr I La capitale déjà prise d’assaut à J-7

Préparation de l’Aïd el-fitr I La capitale déjà prise d’assaut à J-7

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À l’approche de l’Aïd el-fitr, Al-watwan est allé à la rencontre des commerçants exerçant sur les trottoirs de la capitale pour mesurer la température. L’ambiance n’est pas encore surchauffée, les clients ne sont pas encore au rendez-vous, mais les marchands ont déjà investi les lieux.

 

Comme chaque année (excepté l’année dernière), l’ambiance pour les préparatifs de l’Aïd el-fitr est bien au rendez-vous. Les marchands, habitués à se déployer dans les trottoirs de la capitale, de la Place de l’indépendance à Volo-volo en passant par Magudju, ont commencé à étaler leurs marchandises et à grossir leurs espaces. L’accès à cette rue devient compliqué à cause des embouteillages qui s’y forment.


Les marchands se réjouissent de la sérénité qui règne, contrairement à l’année dernière marquée par des incompréhensions entre la mairie et les vendeurs ambulants. «Cette fois-ci, plus personne ne vient nous demander de nous rendre au marché d’Ikoni. Et nous sommes très contents», se réjouissent-ils. Bien que l’ambiance semble être au rendez-vous à travers la présence très remarquée des commerçants, ils estiment que les clients ne sont pas nombreux. Du moins, pour l’instant.

Mina Hamada Saïd, explique que l’affluence est «faible» comparée aux années passées. «Je m’attendais à plus de mouvement, surtout à cette période de l’année, mais cela semble plus calme», dit-elle. Elle reste toutefois optimiste et espère que les jours à venir seront plus animés, se rassurant que «les clients doivent être en train de se préparer ». Malgré cette ambiance un peu morose, Mina souligne qu’elle n’a pas vraiment rencontré de difficultés dans son business. Elle déplore cependant l’attitude de certains commerçants «qui ne respectent pas les normes» et qui s’installent sans permission car, «ils devraient se rendre à la mairie » pour obtenir l’autorisation nécessaire. «Ces personnes sont souvent expulsées par la police municipale», témoigne-t-elle.

Un cadre de travail organisé et sécurisé

Nadjim Kalfane, chargé de communication à la mairie de Moroni, a dévoilé à Al-watwan les conditions imposées à ces commerçants pour vendre dans les rues, avec des taxes qui diffèrent en fonction du statut de l’occupant des trottoirs. «Ceux qui ont effectué des constructions ou des aménagements sur leurs espaces de vente paieront 15.000fc, tandis que ceux qui n’ont pas construit paieront 12500fc », a-t-il expliqué. Un autre marchand dénommé Youssouf dit n’avoir rencontré aucune difficulté cette année. «Je n’ai pas de problème, car j’ai déjà payé les taxes qu’il faut à la mairie», explique-t-il. Pour lui, «cette taxe est importante», estimant «un moyen pour une meilleure régulation des activités et une gestion ordonnée de l’espace public».

Ce commerçant admet que certains de ses collègues «ne respectent pas les règles et qu’il y a des tensions», surtout quand des marchands s’installent sans autorisation. Il reconnait l’importance de cette démarche pour assurer un cadre de travail plus organisé et sécurisé au profit de tous. «En cette période de ramadhwani, les marchands s’adaptent aux défis économiques tout en espérant que la situation s’améliorera à l’approche de la fête de l’Aïd», explique un marchand avant d’ajouter que ce mois sacré reste « un moment béni pour tous et surtout pour les commerçants ».Ces derniers souhaitent que «les conditions de travail deviennent plus équitables pour tous, notamment à travers des réglementations plus claires et un meilleur contrôle».

Djaaffar Ahamed

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