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Entrepreneuriat féminin I Echanges entre des femmes entrepreneures et des étudiants à l’Iut

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Des femmes entrepreneures ont échangé avec les étudiants de l’Institut universitaire de technologie, en partenariat avec le Programme d’appui à la production, à l’industrialisation et au libre-échange (Apile). Les échanges ont été « une véritable source d’inspiration et d’encouragements » pour ceux qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat.

 

Le Programme d’appui à la production, à l’industrialisation et au libre-échange (Apile) a animé une conférence-débat ce mardi 18 mars, à l’Institut universitaire de technologie (Iut) pour échanger sur l’entrepreneuriat féminin. Cet événement qui entre dans le cadre de la journée internationale de la femme était axé sur le rôle des femmes dans l’entrepreneuriat et le développement économique. La rencontre a rassemblé plusieurs panelistes et entrepreneures pour partager leurs expériences et parcours inspirants.

Parmi les intervenantes, Anazra Mohamed, une diplômée d’un double master en finance et en économie, a décidé de quitter son poste à l’Onu pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Malgré les obstacles, elle a fondé «Comores Mouringa», une entreprise spécialisée dans la production et la vente de produits comestibles à base de Moringa, une plante riche en calcium et présente aux Comores. Ses produits sont désormais exportés, tout en étant commercialisés à l’intérieur du pays. Anazra Mohamed a partagé son expérience avec les étudiants présents et a tenu à souligner que l’entrepreneuriat n’est pas un chemin facile.

«Le parcours est long, semé d’embûches, mais ce sont les plus courageux qui parviennent à réaliser leurs rêves. Il est important de se former, d’acquérir de la patience et de croire en ses idées», a-t-elle insisté, précisant ainsi que tout le monde ne peut pas devenir entrepreneur. «Cependant, ceux qui le souhaitent doivent être prêts à surmonter des défis et à se former davantage», devait-elle ajouter. Pour sa part, Faissati Ali Mdahoma, ancienne employée de Comores Telecom, a raconté comment, après 18 ans de services, elle a décidé de se lancer dans la production et la vente d’épices de la gastronomie comorienne.

Elle a affirmé que grâce au programme Apile, elle a pu monter son entreprise dont elle en est fière. «Apile m’a appris comment gérer mon entreprise. Je vous encourage à vous former et à croire en vous. Ne quittez pas ce pays à la recherche d’opportunités ailleurs. Il y en a ici, chez nous, des opportunités pour créer des entreprises, transformer nos produits naturels et participer au développement économique du pays», a-t-elle déclaré avec conviction.


Le coordinateur du programme Apile, Abdoulanziz Said Attoumani, a clôturé la conférence en répondant aux préoccupations des participants, notamment concernant la faible visibilité des produits comoriens à l’échelle nationale, les prix élevés de ces produits et les contrôles avant leur mise en vente. Pour lui, il existe déjà un plan de campagne publicitaire qui accompagnera les entreprises locales afin de renforcer leur visibilité.

La faible visibilité des produits comoriens

Concernant les prix, il a expliqué que les produits comoriens sont de meilleure qualité, souvent bio et donc plus coûteux. Quant aux contrôles, il a rassuré que tous les produits comoriens sont soumis à un processus d’analyse en laboratoire, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, avant leur mise en vente.

En tout cas, pour lui, cette conférence a non seulement permis de « célébrer la contribution des femmes dans le domaine de l’entrepreneuriat », mais aussi de «sensibiliser le public sur les opportunités offertes par les programmes d’appui comme Apile, qui accompagnent les jeunes et les femmes dans la création et la gestion de leurs entreprises». «Les témoignages partagés ont été une véritable source d’inspiration et d’encouragements pour les autres qui veulent se lancer. Ceux-là leur poussent à croire en leurs projets pour contribuer activement au développement économique des Comores», s’est-il réjoui.

 Said Toihir

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