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Atelier de couture traditionnelle I La course contre le temps à l’approche de l’Aïd

Atelier de couture traditionnelle I La course contre le temps à l’approche de l’Aïd

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Certains avaient parié sur leur disparition, avec l’envahissement du prêt-à-porter. Pourtant, ils ont su braver le temps. A l’approche de l’Aïd el-Fitr, les ateliers de couture à Moroni et dans ses environs connaissent une effervescence sans précédent. À l’ombre du mois sacré du ramadan, les couturiers se battent contre le temps pour satisfaire des demandes qui ne cessent d’augmenter.

 

Ce mois de ramadan, qui tend à sa fin, n’est pas seulement marqué par la spiritualité et la prière. Dans les ateliers de couture, l’activité bat son plein. À l’approche de l’Aïd, l’effervescence est palpable. Les ateliers, en particulier ceux spécialisés dans les boubous traditionnels, sont pris d’assaut. Les clients affluent, surtout les hommes, à la recherche du parfait nkandu pour célébrer la fin du mois sacré.


Dans l’un des ateliers du nord de Moroni, près du collège de la Coulée, Zainaba Soilih, couturière et native de Domwadju ya Mbude, témoigne de cette frénésie. «Durant le mois de ramadan, je reçois des commandes par dizaines. Les gens veulent leurs boubous le plus tôt possible, et je dois m’adapter», raconte-t-elle. Elle confie qu’elle reçoit parfois jusqu’à 30 commandes de ces boubous en une seule journée. «J’ai tout le matériel nécessaire, et mes apprentis m’aident pour éviter de faire attendre mes clients», ajoute-t-elle.

Honorer chaque commande

À quelques kilomètres de là, Fundi Abdoulkarim Adam, un autre couturier de Mkazi, est également submergé. «Ce mois-ci, les commandes de boubous traditionnels affluent. Je me concentre uniquement sur les nkandu, et je suis heureux de pouvoir satisfaire mes clients chaque année depuis quatre ans», explique-t-il avec enthousiasme. Malgré la forte demande, Fundi Abdoulkarim assure qu’il gère ses commandes sans trop de difficultés, mais il admet que «la période est particulièrement intense».

Pour d’autres, comme Ibn Amine Ahamada, un couturier de Mkazi, la gestion des commandes est une question de stratégie. «Je préfère ne pas prendre de risques. Quand la demande dépasse mes capacités, je sollicite d’autres ateliers. Je travaille tôt le matin et tard le soir pour respecter mes engagements», explique-t-il avec une détermination palpable. Alors que les ateliers de couture rivalisent d’ingéniosité et d’efforts pour honorer chaque commande, les clients, eux, ne cessent d’affluer. Loin d’être une simple activité commerciale, la couture de boubous est devenue un enjeu de confiance. À l’approche de l’Aïd, chaque couturier cherche à ne pas trahir ceux qui comptent sur lui pour un vêtement symbolique, dans les temps.

 Touma Saïd (stagiaire)

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