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Enquête sur l’usage des tics aux Comores I Seules «3,2% des entreprises» disposent d’un site Web

Enquête sur l’usage des tics aux Comores I Seules «3,2% des entreprises» disposent d’un site Web

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L’enquête incluait plusieurs indicateurs notamment l’accès à l’électricité, la disponibilité des technologies de l’information et outils informatiques. Sur ce dernier aspect, il s’est avéré qu’une entreprise sur trois possède au moins un ordinateur sur un total de 1.235 sondées.

 

Une étude sur l’accès et l’usage des tics aux Comores vient d’être publiée il y a quelques jours. Cette enquête a été financée par la Banque mondiale à travers le projet Rcip4. L’objectif de ce travail est de constituer une base de données fiable sur les technologies de l’information et de la communication auprès des entreprises afin de faciliter l’évaluation et le suivi de la mise en œuvre des programmes relatifs aux Tics inscrits dans la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (Sca2d). Plusieurs institutions y ont contribué à l’instar de l’Anrtic, l’Inseed, l’Uccia, entre autres. Pour la catégorie d’entreprise, les recenseurs se sont basés sur une étude menée en 2014, sur l’économie informelle.


A en croire celle-ci, les Pme représentent 80% des entreprises comoriennes. Dans ce rapport d’analyse sur l’enquête sur l’accès et usage des tics dans les entreprises comoriennes en 2019, on avait retenu trois types d’entreprises : micro, grande et les Petites et moyennes entreprises (Pme). Les premières questions tournaient sur l’accès à l’électricité. Il y avait trois sources sur le formulaire : les réseaux publics, l’énergie solaire et les groupes électrogènes. Sur l’ensemble du territoire national, environ 95% des entreprises ont déclaré utiliser le courant de la Sonelec. Celles qui se sont tournées vers le solaire, représentent, 22.8%. C’est à Mwali où elles sont nombreuses (88%). Les groupes électrogènes occupent la seconde place avec 25,9%. L’autre point abordé au cours de cette enquête concerne l’accès aux matériels informatiques et la disponibilité l’informatique.

Faible accès d’internet Bls

Quant à l’usage d’un ordinateur au sein des entreprises sondées, le taux frôle les 34,3%. Autrement dit, 1 entreprise sur trois possède au moins une machine au bureau. La frange des micro-entreprises, représente 11% à Ndzuani, contre 25,2% à Mwali et enfin, 34,45% au niveau de Ngazidja. Sans ambages, est-ce sur toute l’étendue du territoire, ce sont les grandes entreprises qui sont les mieux équipées. Pour l’accès à internet, l’étude s’est penchée sur quatre types d’internet : internet large bande fixe Adsl, internet large bande Blr, internet bande étroite et enfin internet large bande Bls. Sur ce dernier point, il en est ressorti que 2% des entreprises interrogées en ont accès. L’internet large bande fixe Adsl est un service de connexion fourni par les opérateurs téléphoniques sous différentes offres caractérisées par la vitesse de la connexion.


Dans l’ensemble, le pourcentage des entreprises ayant recours à cet Adsl, est de 11%. Entre les îles, c’est Ngazidja qui se taille la part du lion où les entreprises affichent un pourcentage de 18% contre 7 % à Ndzuani. Celles de Mwali représentent 4%. Pour l’internet large bande fixe Blr, il y a un nombre infime qui arrive à se le procurer. Cette connexion est utilisée par 3% au niveau de Ngazidja, Mwali et Ndzuani. A Mwali et à Ndzuani, environ 1% des établissements arrivent à se procurer cet internet contre 5% à Ngazidja. L’internet bande étroite, qui désigne un service de connexion fourni par les opérateurs téléphoniques sous différentes offres caractérisées par la vitesse de connexion, a été intégré dans le sondage. Les agents envoyés sur le terrain demandaient aux entreprises si elles avaient utilisé cette connexion durant les 30 jours précédant l’enquête.

Le commerce en ligne est très faible faible

Seulement 6% des entreprises en ont eu accès lit-on dans ce document de 28 pages. En analysant ces statistiques, on observe que ce sont les grandes entreprises qui brillent. L’autre tableau sombre révélé à l’issue de ces investigations concerne la possession des sites web. Celles qui en disposent représentent une portion de 3,2% dont 0,6% pour Mwali. La part de Ndzuani est de 1,7%. Son usage qui sert à diversifier la clientèle, à entreprendre en ligne pour des services comme l’e-commerce est très faible. 2,6% ont effectué des achats en ligne, la vente (1,6%). En gros, le commerce en ligne n’a pas encore fait son lit aux Comores, constatent les auteurs de l’enquête. Ces derniers notent que les entreprises locales vendent moins sur les réseaux sociaux qu’elles en achètent.


L’usage des Tics a été analysé. C’est-à-dire, les équipements, les mesures d’utilisation au cours du mois précédant l’enquête. La question qui leur a été posée est la suivante : y a-t-il un employé ayant fait usage d’équipement spécifié. Les données font apparaître un chiffre de 30%, le nombre des entreprises qui ont fait recours à un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Tels qu’un ordinateur, une tablette ou un smartphone ? Concernant le recours à internet toujours pendant la même période, on a recueilli 24% sur le plan national. Sans surprises, les grandes entreprises qui ont surfé sur le net représentent 62%. Interrogées si elles souhaitaient une liaison numérique avec l’administration publique, les entreprises ont manifesté leur réticence face à un tel projet. Seul 3% se sont montrées favorables.

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