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Santé I Fin du projet «soins nutritionnels pour le développement du jeune enfant»

Santé I Fin du projet «soins nutritionnels pour le développement du jeune enfant»

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Le projet «soins nutritionnels pour le développement du jeune enfant» entièrement financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) à hauteur de 1,38 milliard de francs, a «enregistré des progrès significatifs, dans le domaine de la santé maternelle et infantile», d’après le ministre de la Santé, Dr Nassuha Oussene Salim. Selon ses propos, «la malnutrition globale a diminué passant de 11% à 6%, tandis que le retard de croissance a chuté de 30% à 18%».

 

Le ministre de la Santé, le docteur Nassuha Oussene Salim, a présidé, ces derniers jours, la cérémonie de clôture du projet «Soins nutritionnels pour le développement du jeune enfant» qui a eu lieu à l’hôpital de Hombo. Financé par le gouvernement japonais, à travers la Jica à hauteur de 1,38 milliard de francs, ce projet a duré un an et demi. La cérémonie a eu lieu en présence de plusieurs autorités sanitaires, ainsi que du représentant de l’Unicef aux Comores, de l’ambassadeur du Japon et d’un représentant de la Jica.


Pour la circonstance, le ministre de la Santé a souligné l’importance de ce projet comme levier pour améliorer la nutrition et la lutte contre la malnutrition aiguë. «Ces dix dernières années, nous avons enregistré des progrès significatifs en matière de santé maternelle et infantile. La malnutrition globale est passée de 11% à 6%, et le retard de croissance de 30% à 18%. Ces résultats sont le fruit d’un engagement collectif. Il s’inscrit dans la vision du pays de devenir un pays émergent à l’horizon 2030, avec pour ambition zéro décès maternel et néonatal », a affirmé le ministre.


Le projet a également permis la formation du personnel médical, le renforcement des capacités d’accueil et des urgences, ainsi que la réhabilitation de services publics, comme l’a précisé le docteur Ibrahim Salim Mari, directeur de l’hôpital de Hombo. L’ambassadeur du Japon à Madagascar et aux Comores, Abe Koji, a, quant à lui, mis en avant «l’impact positif du projet» et la nécessité de poursuivre « les efforts » en matière de santé nutritionnelle. «Ce projet a permis la formation du personnel médical sur la prise en charge de la malnutrition aiguë sévère, ainsi que la mise en place d’activités de sensibilisation et de campagnes de nutrition. Sa période de mise en œuvre a été prolongée de six mois pour garantir son succès», s’est-il réjoui.


Pour sa part, le représentant de l’Unicef a saisi l’occasion pour revenir sur la gravité de la malnutrition aiguë sévère et ses conséquences à long terme. «La malnutrition aiguë sévère est la forme la plus grave de malnutrition. Elle affaiblit considérablement le système immunitaire des enfants, les exposant à des infections répétées, notamment la diarrhée, qui est une cause majeure de mortalité infantile. Elle est responsable d’un cinquième des décès chez les enfants de moins de 5 ans. Ses effets ne s’arrêtent pas à l’enfance : elle impacte également la vie adulte avec de mauvais résultats scolaires, des complications pendant la grossesse et un risque accru d’obésité», a-t-il détaillé.

«L’impact positif du projet»

Mustapha Ben Messaoud a rappelé que ce projet contribue directement aux objectifs de développement durable (Odd), notamment la lutte contre l’insécurité alimentaire ainsi que la promotion d’une nutrition et d’une agriculture durable. Lancé en juin 2022 et achevé en décembre 2024, ce projet avait pour principal objectif de « réduire la morbidité et la mortalité maternelle, néonatale et infantile en assurant une prise en charge efficace de la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de 5 ans ». Le projet «Soins nutritionnels pour le développement du jeune enfant» visait également à renforcer les services d’assainissement, à améliorer la qualité des soins maternels et néonataux, et à équiper les structures de santé.

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