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Beit-Salam-Mohamed Issimaila I «Pas de développement dans un pays sans stabilité»

Beit-Salam-Mohamed Issimaila I «Pas de développement dans un pays sans stabilité»

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Devant la presse, le porte-parole de Beit-Salam, Mohamed Issimaila, a tenu à répondre aux détracteurs du pouvoir qui réclament des élections en 2021. Pour lui, les élections auront lieu en 2024 et il appelle ainsi tous les prétendants à se préparer pour cette date. Il saisira l’occasion pour réitérer l’appel du chef de l’Etat sur un dialogue franc entre tous les camps pour le développement du pays, lequel développement va de pair, selon lui, avec la paix et la stabilité et “non les querelles et les conflits permanents”.

 

Le porte-parole du palais présidentiel de Beit-salam a convié la presse hier, mardi 27 octobre, pour évoquer certains points de l’actualité politique du pays. Pour Mohamed Issimaila, il n’y aura pas d’élections en 2021. “Aucun texte ne le dit nulle part. Selon la constitution, les élections présidentielles auront lieu en 2024, sauf au cas où les opposants veulent faire un coup de force”, a-t-il insisté, appelant tout de même l’opposition à faire preuve de réalisme et de respect des textes en vigueur.


Le porte-parole de Beit-salam rappelle cependant que l’opposition a le droit de s’exprimer et d’exprimer son point de vue sur le développement socio-économique du pays. Toutefois, il appelle à différencier liberté de s’exprimer et anarchie. “Vous n’êtes pas sans savoir que la constitution accorde une place de choix au chef de l’opposition. D’ailleurs, elle lui accorde un salaire. Je tiens ainsi à rappeler que le dialogue est ouvert avec tout le monde, les politiques et le patronat, entre autres. Le chef de l’Etat n’arrête pas de le dire tous les jours”, a-t-il souligné.


Le porte-parole de Beit-Salam n’a pas cessé de préciser que le développement va de pair avec la stabilité. “Le développement est conditionné par la paix et la stabilité. Ainsi, les Comoriens sont appelés à réfléchir sur le développement de leur pays. En tout cas, je tiens à signifier que les conflits n’arrangeront rien. Aucun pays ne s’est développé dans des conflits”, a souligné le porte-parole de Beit-Salam.


Par rapport à la façon d’agir de l’opposition, Mohamed Issimaila tient à nuancer que gouverner, ce n’est pas comme les palabres de la place publique. Pour lui, chaque chose dispose de son spécialiste. “Je ne comprends pas pourquoi tout le monde accepte qu’il ne sait pas conduire, ou autre chose, mais concernant l’art de gouverner le pays, tout le monde se dit expert en la matière”, a-t-il déploré avec un sourire ironique.
Répondant à quelques questions de la presse, notamment sur la tournante et

les Accords de Fomboni, Mohamed Issimaila a précisé que la présidence tournante est toujours là, “mais au lieu de 5 ans, chaque île pourra faire 10 ans, comme on l’a changé en 2009 en faisant 5 ans au lieu de 4 ans”. On dit ici et là que le président a été interpellé par des émissaires étrangers sur la tournante en 2021 ? “Non, ce n’est pas vrai. Azali est élu président et tout le monde l’a accepté”, a-t-il répondu.


Concernant le plan Comores émergentes (Pce) présenté lors de la conférence des partenaires à Paris, depuis bientôt un an, le porte-parole de Beit-Salam montre qu’on ne bâtit pas un pays en un an. “Certains chantiers ont démarré, des accords commencent à se concrétiser et le lundi le ministre des Affaires étrangères a signé avec son homologue marocain un accord pour mettre en relief les accords évoqués à Paris lors de la Cpad”. Mohamed Issimaila a saisi l’occasion pour rappeler le rôle du secteur privé par rapport au développement du pays.

 

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