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La cĂ©rĂ©monie a eu lieu, vendredi 21 septembre Ă l’hĂ´tel de ville de Mutsamudu, en prĂ©sence de dĂ©lĂ©guĂ©s de la Commission Ă©lectorale nationale indĂ©pendante (Ceni), du Centre national de traitement des donnĂ©es Ă©lectorales (Cntde), du directeur gĂ©nĂ©ral des Ă©lections, de maires et de prĂ©fets, notamment. Cette rĂ©vision, effectuĂ©e pour la dernière fois en 2014 alors qu’elle est censĂ©e se rĂ©pĂ©ter tous les ans, s’étend cette fois du 3 septembre dernier au 15 octobre prochain, et est repartie entre la Ceni, les communes et les prĂ©fectures. Ce lancement officiel se fait en rĂ©alitĂ© après le dĂ©roulement d’une première phase de la rĂ©vision, Ă savoir la «radiation des dĂ©cès», dĂ©jĂ opĂ©rĂ©e.Â
Cette deuxième partie de l’opération comprend trois autres phases, à savoir, l’inscription de nouveaux électeurs (ainsi que leur transfert d’un bureau à un autre ou la correction de leurs données sur le fichier), suivie de l’affichage des listes puis des éventuels recours des inscrits.
Alors que nombreux s’attendaient à une brève opération de toilettage, force est de constater que la tâche s’annonce ardue. Selon le directeur des élections, Mbae Toiminou,  les chiffres avoisinent cent mille nouveaux électeurs à inscrire», dont «trente-sept mille à Ndzuani  que nous devrons chercher dans les localités pour les inscrire». Il a justifié le manquement aux révisions annuelles du fichier électoral par «le manque de moyens». Et, alors qu’il a mis en avant le prochain scrutin législatif et les municipales comme nécessitant cette actualisation des listes, le secrétaire d’Etat Mourchid a, quant à lui, préféré parler des «prochaines élections  du président de l’Union des Comores et des gouverneurs des îles autonomes». Mohamed Mourchid a, par ailleurs, dit «rappeler l’engagement du chef de l’Etat et de son gouvernement à renforcer une démocratie apaisée, par des élections démocratiques, reconnues par tous». C’est, a-t-il rappelé, ainsi qu’un dialogue entre le président de la République et les leaders de l’opposition et ceux de la mouvance s’est tenue cette semaine.
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Il a de mĂŞme annoncĂ© la poursuite par le chef de l’Etat des consultations avec la sociĂ©tĂ© civile en vue de cet «apaisement». Il a, Ă cet effet, appelĂ© la sociĂ©tĂ© civile, les leaders d’opinion et les mĂ©dias publics comme privĂ©s à «accompagner» les autoritĂ©s en charge des Ă©lections dans la sensibilisation de la population sur  cette rĂ©vision. Â
SM