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Arrêt de travail de l’Université des Comores I Le mot d’ordre du syndicat largement suivi par les enseignants

Arrêt de travail de l’Université des Comores I Le mot d’ordre du syndicat largement suivi par les enseignants

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Au niveau des dix sites implantés sur l’ensemble du territoire national qui composent l’Université des Comores, la consigne a été largement respectée. Etudiants et enseignants sont restés chez eux. Aucune négociation n’a pour le moment été entamée.

 

C’est un fait rarissime pour ne pas dire inédit auquel on n’est pas habitué à voir sauf pendant la période des vacances ou les dimanches. Hier, jeudi, les amphithéâtres des différents sites de l’Université des Comores étaient, sans exception, restés déserts. De Patsy jusqu’à Mvuni, Corniche, Imamou-Chafiou en passant par le site de Mwali, le mot d’ordre du syndicat national des enseignants de l’Université des Comores(Sneuc) était suivi. Samedi dernier, les enseignants avaient, à l’issue de leur assemblée générale, organisée à l’Institut de formation des enseignants et de recherche en éducation (Ifere), décidé d’observer un arrêt de travail de 72h à partir du jeudi (jeudi 14 au samedi 16 novembre). Les enseignants ont adressé au gouvernement une série de doléances parmi lesquelles la publication d’un calendrier relatif à l’élection du président de l’Université, l’organisation du vote des chefs de composantes, la suspension des deux heures supplémentaires, entre autres. Sur l’ensemble des sites les étudiants et les enseignants n’ont pas fait le déplacement.

Reprise des cours dès lundi

«Pour le premier jour, on peut se permettre de se réjouir car partout et sans exception, tout le monde a respecté notre directive. Nous sommes confiants que durant les deux jours qui restent, la tendance restera la même», s’est félicité le secrétaire général du Sneuc, Abdou Saïd Mouignidaho, lors d’un entretien téléphonique.
Il n’y a pas que Ngazidja où les cours n’ont pas eu lieu. A Ndzuani, le constat reste le même, à en croire le témoignage d’un enseignant qui se trouve sur place.
«Ici, les classes sont vides. Personne ne s’est présentée. Le matin, par contre, j’avais aperçu un groupe d’étudiants mais ces derniers disaient ignorer l’information. Ils en ont tout de même profité pour faire quelques travaux-pratiques (Tp). Mais à partir de 10h, les lieux étaient vacants», a relaté Rastami Ahmadi qui a passé toute sa matinée d’hier à Patsy. Son collègue de Mwali a livré presque le même compte-rendu. «On a suivi le mot d’ordre. Les quelques étudiants présents sur le site ont cherché à récupérer les fiches de paiement. Mais aucun enseignant n’est allé à l’encontre de la consigne», a fait savoir le chef de scolarité du site de Mwali.


Comme ils s’étaient convenus, les enseignants comptent reprendre les cours ce lundi 18 novembre. Si d’ici le 28 de ce mois, le syndicat n’obtient pas satisfaction, ils passeront à la vitesse supérieure, à savoir le déclenchement d’une grève illimitée. A l’heure où nous écrivions ces lignes, le syndicat n’avait reçu aucune proposition concrète émanant du ministère de l’Education en vue de trouver une solution à la crise, selon les mots du numéro 1 du Sneuc. «Ils nous ont seulement signifié l’accusé de réception concernant l’arrêt de travail. Dans la même correspondance, le ministère a annoncé son intention de mettre sur pied une commission tripartite dont la mission sera de dénouer la crise. Elle sera composée du Sneuc, du ministère et de l’Université. On ignore jusqu’à présent la date de mise en place de ce comité», a ajouté Abdou Said Mouignidaho.

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