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Agid : à Ndzuani, les opérateurs demandent une formation sur la digitalisation du système fiscal

Agid : à Ndzuani, les opérateurs demandent une formation sur la digitalisation du système fiscal

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Le patron de l’Administration générale des impôts et des domaines (Agid) a entamé une campagne de sensibilisation auprès des opérateurs économiques de l’île de Ndzuani sur la dématérialisation des systèmes de paiement des impôts. Les intéressés ont répondu favorablement aux réformes engagées mais demandent à être formés en la matière.

 

Une rencontre entre les opérateurs économiques de l’île de Ndzuani et le directeur général de l’Administration générale des impôts et domaine (Agid) a eu lieu au siège de l’Agid de Ndzuani, le jeudi 14 novembre. Elle a porté sur les réformes opérées au sein du système fiscal national, particulièrement sa digitalisation en cours. Hamadi Mohamed Soighir, le directeur général de l’Agid, leur a énuméré ses avantages, reposant notamment sur la «transparence et la traçabilité des opérations», gages de «facilité pour le contribuable», de «fin des petits arrangements» et donc de «meilleurs rendements». «Il suffit désormais d’entrer votre Numéro d’identification fiscale et l’on a toutes les informations vous concernant. Vous serez mieux informés par rapport aux impôts que vous payez, à l’agenda fiscal, aux barèmes, à la procédure des réclamations, etc. Vous pouvez télécharger le formulaire sur notre site internet, le remplir et payer vos impôts via Holo [service de transfert monétaire via la téléphonie mobile] . Fini de trimballer de la liquidité partout», leur a-t-il assuré.


Peu d’acteurs économiques avaient, toutefois, répondu présents à cette rencontre. Djaanfar Salim, le directeur de l’Agid au niveau insulaire, a affirmé les avoir pourtant «appelés». Ceux qui étaient présents ont, cependant, jugé les échanges utiles, et ont pu évoquer leurs principales inquiétudes par rapport à cette nouveauté. Saindou Bindjo, un commerçant de Mutsamudu, a suggéré ceci au Dg : «monsieur le directeur, gardez à l’esprit que les opérateurs d’ici sont peu instruits. C’est maintenant que nous avons envoyé nos enfants aux écoles pour apprendre le commerce, mais nous, nous l’avons appris dans le tas. Je dirais que 10 % seulement des commerçants de chez nous ont franchi la classe de 3ème! Donc sachez comment vous allez faire cela avec eux». A son tour, le directeur de la Chambre de commerce de l’île, Mohamed Soyad, a appuyé les affirmations de son prédécesseur, persuadé lui aussi du «besoin pressant de formation au profit des commerçants anjouanais». Il a également saisi l’occasion de cette entrevue pour exprimer le désarroi des opérateurs de l’île par rapport à ce qu’ils estiment être «une politique fiscale destinée à les saigner».


«L’Agid et la douane répètent avec fierté que leurs recettes ont augmenté, mais demandez-vous si toutes ces entreprises qui paient pour cette hausse resteront en vie encore longtemps ! Car elles n’arrivent plus à éponger leurs crédits auprès des banques», s’est-il ainsi plaint. Ousseine Mansoib, un exportateur de girofle, avait avant lui déjà déclaré qu’il ne comprenait pas pourquoi, «au port de Mutsamudu, l’on paie un tarif le matin, un autre tarif différent l’après-midi !».

 

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