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Décès de l’artiste Saïd Ali Boina alias Petit I Le twarabu comorien perd un de ses «enfants»

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L’auteur-compositeur et interprète est décédé jeudi 20 avril 2023 à Marseille, en France. Il a laissé derrière lui un patrimoine musical qui a longtemps marqué ce genre très prisé dans son pays d’origine, les Comores.

 

Avec la disparition de Saïd Ali Boina alias Petit, c’est toute la scène du twarabu comorien qui est en deuil. Sa prière funèbre s’est tenue à Felix Pyat à Marseille, en France. Notables et artistes y avaient répondu présents et les témoignages sur la personne de cet artiste qui a marqué les années 1980, rapportent une personne d’une «grande générosité» et d’une «forte personnalité». Saïd Ali Boina a toujours pris part à l’organisation de toutes les activités culturelles comoriennes en France. Cette implication visait, entre autres, à aider des personnes malades, à soutenir la construction d’écoles et d’hôpitaux, cela, généralement, «sans aucune contrepartie», assure des personnes qui ont eu à le côtoyer.

Un sentimental né

L’auteur, compositeur et interprète a marqué de son empreinte le monde du twarabu avec le groupe «Black star» dont il a été le fondateur, mais aussi et surtout avec «Super succès» tous deux de Shindini ya Mbadjini sa localité d’origine au sud de Ngazidja.Partout, il a été à la fois auteur-compositeur et interprète : «Saïd Ali Boina a été la pièce maitresse de Super succès. Il y avait apporté une nouvelle manière de jouer avec des improvisations et des thématiques centrées sur l’amour. La chanson d’amour était vraiment son dada. Tous cela sans avoir bénéficié d’aucune formation en musique», se rappelle son ancien guitariste au Black Stars, Hamdani Bakar.
Parti en France en 1989, «Petit» a d’abord joué, pendant une année, dans un petit orchestre à Dunkerque avant de s’installer dans la plus comorienne des villes françaises, Marseille. Dans cette capitale culturelle française, où la communauté comorienne est fortement représentée, il a, régulièrement, animé des activités culturelles, «Petit» y a, facilement, retrouvé sa place.

Un des plus grands

Il y a rapidement fait revivre ces anciens morceaux avec un peu plus de peps. «Petit a été le chanteur principal et le compositeur de plusieurs textes. Dans le mouvement, il faisait travailler les jeunes afin qu’ils puissent facilement prendre la relève. J’espère que le twarabu de Shindini continuera à briller pour sa mémoire. En France, la chanson a été son principal gagne-pain. Il a modernisé la chanson comorienne avec notre groupe Super succès», estime l’ancien chanteur, Nourdine Bourhani, qui a interprété le célèbre morceau Anziza composé par le, désormais défunt, Petit.


Saïd Ali Boina est parti en laissant derrière lui un patrimoine musical qui aura marqué bien de générations. Avec des titres comme Nayima, Uwano nami, Anziza, Mama kusana wayelewa ou encore Zaruba, on s’en souviendra comme étant l’un des plus grands auteurs-compositeurs du twarabu comorien des années 1980.«C’était quelqu’un de très exigeant doté d’une forte personnalité. Il ne tergiversait pas quand il s’agissait de défendre ses opinions, tout en ayant de très bonnes relations avec tout le monde», devait apprécier pour sa part, Nourdine Bouhani.

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